Signer l’acte définitif de vente n’est pas sans embuche. Si rien ne s’oppose à la conclusion de la transaction, le contrat définitif de vente est signé chez le notaire en moyenne dans les 3 mois suivants le compromis de vente. Un délai qui permet à l’acquéreur d’obtenir son financement et au juriste spécialisé d’accomplir les formalités indispensables à l’opération. Le jour J, acheteur et vendeur signent l’acte authentique, le prix de la vente est alors payé au vendeur et les clés remises au propriétaire.
Pour recueillir le consentement des partis, deux possibilités s’offrent à vous, nous procédons soit : 1. par une offre d’acquisition que nous privilégions en général 2. parfois par des lettres d’intention L’un ou l’autre de ces documents, lorsqu’il est signé, nous permet de déclencher la préparation de la rédaction du compromis de vente par le rédacteur d’actes choisi par les parties. Ces documents, l’offre d’acquisition ou la lettre d’intention fixent :
- le prix et les modalités entre les parties
- les conditions suspensives de cette vente
A ce sujet, il y a d’une part les conditions suspensives qui sont contractuels, généralement l’obtention d’un financement et de l’assurabilité de l’acquéreur. Il peut y avoir également des modalités particulières, comme le renouvellement de bail, ou la transformation en une forme juridique précise. Il y d’autre part les conditions suspensives réglementaires qui sont de droit public, à savoir l’obtention de l’autorisation d’exploiter.
Dans ces documents sont prévus également les dates de cession et des desiderata particuliers. Quel est le but de ces documents ? L’offre d’acquisition est un document fixant la volonté des parties, qui peut éventuellement même servir de compromis de vente. La lettre d’intention est plus souvent utilisée lorsque certains documents n’ont pas été produits par le vendeur pour l’acquéreur, et qui lui sont nécessaires pour acquérir. Je prends l’exemple d’un bilan récent qui doit sortir de façon imminente alors que nous avons travaillé sur le bilan de l’année précédente, qui quelquefois peut être éloigné d’une dizaine de mois.
Le + pharmathèque :
Nous avons été les premiers transactionnaires à utiliser l’offre d’acquisition qui, quelque part, est un compromis simplifié qui tient sur trois ou quatre pages, facilement lisible et compréhensible par les parties, et qui permet de recueillir leur consentement. Sur ce document à valeur juridique, à la place de passer directement à la signature du compromis de vente, qui met une quinzaine de jours à être rédigé par un avocat spécialisé, nous allons d’abord procéder à une offre ou une intention, qui sont plus simples. Elles permettent de fixer tout de même très clairement les modalités de la vente avant de réaliser directement le compromis de vente, quand tous les détails ne sont pas encore
